Elle n'a pas dit un mot, ses lèvres dessinaient des courbes de bonheur autour de sa longue robe ensoleillée. Soudain l'amitié s'est transformée en rage, en amour mécanique, en justice sentimentale. Les rires des débuts de romances ont fait silences, cachant les attachements sous des rideaux d'indifférences tragiques. Ses promesses s'étaient à présent envolés bien loin, loin vers des plages imaginaires qui n'avaient jamais exister. Sa bouche se mis à mentir des paroles dévastatrices que seul les étrangers infidèles acclamaient. Toute la beauté s'était évaporée dans l'atmosphère de cette histoire sans paroles, de ces illusions sentimentales. L'homme partit, le c½ur en morceau et la vision floue d'un rêve encore brisé. J'entends encore ses pas, ses glissements d'âme se cogner sur les boulevards de la vraie vie. Je le vis courir et se perdre sur les chemins du hasard. Ses yeux ne regardaient plus à présent que ses rêves d'enfant un peu perdu et dans toute l'ironie de cette nuit sauvage il se mit à réfléchir sur les étoiles. Celles-ci, brillantes et navrées de ses lamentations firent pleuvoir les perles du destin. Le calme revenu il n'y avait plus de déesse, plus d'amour ni d'espérance, rien que le ciel tous entier, vrai et toujours présent. Il comprit alors qu'il n'y avait jamais eu d'amour dans les yeux de cette étrangère et calmement il se mit à sourire, à rire de son erreur car il savait à présent que la destinée des Hommes n'est pas d'aimer, mais juste de s'occuper dans une journée bien trop longue sans rêves. » J.Cimino


