Note ouverte pour ma petite danseuse de la nuit...

Note ouverte pour ma petite danseuse de la nuit...
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# Posté le jeudi 02 juillet 2009 18:00
Modifié le jeudi 02 juillet 2009 18:20

Danse avec elle

Danse avec elle
La nuit si belle se rapprochai de mes diaboliques ambitions, la jeunesse désinvolte par l'ambiance soutenue des villes se perdaient peu à peu dans la masse dansante. Les courbes aimantes se dessinaient sous le poids de l'envie de plaire, les visages se débarrassaient pour une nuit de leurs habitudes à rester immobile, figer par le temps des conventions. Les rues usées par les mouvements des gens tristes, heureux où nostalgiques de n'être que des individus se marquaient par la présence de fissure, empreinte inévitable des souvenirs envahissants.
Notre groupe s'animait d'une force peu commune, foulant le destin de nos chemises noires dont le reflet alimentait le mystère des jeunes filles rêveuse d'horizons bien trop lointain.
Marchant sur les pavés glacés par nos variantes, une musique dont l'étendue de mon inconscience se rappelle encore nous à ébloui l'âme, nous étions redevenus des enfants qui voulant conquérir le monde, bannir la solitude se retrouva dans ce bar aux allures de d'Amazonie indigène. Les couleurs se déclinaient du jaune mielleux, passant par le vert tropical au rouge érotique. L'endroit n'était pas très grand et la chaleur des pistes de samba abstraite, salsa corporelle où des démons de sensualité se firent maître s'emparaient immédiatement de nous. Des sons latins, magnifiques de leurs langages si intimes faisaient tomber les masques des pauvres gens, rendaient l'immortalité de l'espèce humaine. Les tables se remplissaient de délicieux rhum, mojito de la ruse qui fait succomber les tentations les plus riches, inonde la peur et croise les rires avec les débauches ignorantes des dragues futiles mais magnifiques.
J'y ai vu des hommes tristes se sentir roi, cherchant leurs reines de la nuit ou pour un soir, indifférente, elles leurs apporteraient l'espoir d'exister, de se surpasser l'âme et avec élégance faire bouger leurs façon de danser. Les sourires ont pris une place de choix dans leurs rapports nostalgiques, les mots prononcés se sont évadés vers le sol, le toit du monde réel pour envahir les c½urs fragiles des belles demoiselles qui n'attendaient que la pluie pour rafraichir leurs moralités dépassés. Nous étions assis sur ces hautes chaises, observant le spectacle des danseuses jouissant les faveurs des notes de musiques, le rêve était à la portée de jeunes séducteurs qui s'entremêlaient l'espoir de remporter le trophée de toutes les gourmandises, de toutes les passions. Soudain dans la lueur de cette nuit, j'ai vu cette fille magnifique, mystérieuse par ces cheveux d'un noir qui me rappelaient les filles siciliennes, leurs beautés se marquant sur les visages de ces princesses de l'Europe entière. Sa peau sentaient les vacances au bord des plages de coco, de palmier envahissant le sable pour offrir l'espace de quelques heures l'ombre indispensable aux jeux de passions. Je l'ai dévoré du regard pendant qu'elle dansait, bougeant son corps en envahissant peu à peu ma raison et la piste, suspendue à ses pieds se réveillai doucement vers sa destinée rouge pâle. Prenant mon courage pour ma destinée, je suis parti conquérir ces variations, timide au départ de mon regard, mon corps à peu à peu réagi vers ses attentes. Tout à basculer, la dimension s'est révélé d'un autre temps, d'une époque bien trop lointaines pour les pauvres générations futures. Ma mémoire si triste au départ s'est transformée en usines à rêve, oublier les stupides vendeuses d'amour qui n'avaient qu'un poids dérisoire dans l'intimité d'une vie, refuser ces gamines immortelle qui bordent les autoroutes de la dérision futiles, tuer à jamais ces poubelles humaines. La logique des gens bien s'est évaporée, fait place à la vraie raison de toutes vies. Dans l'intimité de sa bouche d'amour, de ses mains de déesse, de ses hanches érotiques j'ai compris que nous étions les vraies rois de ce monde, que chaque individus à une place dans ce monde trop fou de beautés charnelles, de sourires d'enfants perdus, que rien n'est là par hasard mais que au contraire, le but de toute vie est de ne justement pas en avoir et là mon c½ur s'est mis à flamboyer de couleurs, revivant et recréant ces souvenirs de paradis retrouvé.


Jonathan Cimino (écrit dans ma tête une nuit au Cuba'r, pensé et vécu par mon corps ce soir là sous une magnifique musique de Césaria évora).
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# Posté le vendredi 26 juin 2009 14:56
Modifié le lundi 29 juin 2009 04:25

Elisa

Elisa
Tu as vu la première fois le jour dans mes rêves, doucement émerveillé par tes petits pas étoilé par la grâce d'être si éphémère. Les sons se dégageaient de tes mouvements de princesse inconnue, réchauffant et calmant ma peine pour que je ne prenne pas trop froid dans la nuit colérique des grands hivers.
La lumière, cette esclave traitresse t'enlevai pour la journée et moi je redevenais le garçon seul au milieu de cette orgie humaine qui grandissant le poids des horloges me ramenai inconscient vers toi. Je n'osais pas te regarder, tu me faisais penser à tous ces visages qui ont marqué ma vie et entouré mon c½ur avec tellement de force qu'il ne peut aujourd'hui que s'enflammer et s'éteindre encore plus tiède à chaque fois. Je me contentai alors de t'observer, inlassablement pencher sur cette arbre qui dominai la vallée de mes songes voraces. Je répétai tes gestes à l'infini, me ridiculisais l'âme par tes gourmandises volantes. Les premières passions que j'ai ressentit pour toi se sont depuis transportées, grandissant chaque jour un peu plus mes espérances humaines. Je vois le déroulement de notre histoire dans ma pauvre tête, sous forme de robe rouge éblouissante, de regards incompréhensible qui malgré les sensations avide s'extasie du moment présent, futur et du passé que l'on a cru vivre.

Ta divine naissance m'est apparue bien avant que je réalise ta folle portée, bien avant que je sache que tu représente ce qui a de meilleur en moi, ce que je déteste dans les étoiles, à l'exception de ma petite étoile qui illumine le ciel entier de sa sagesse. Il n'y a pas un moment, pas une seconde ne passe sans que je regarde si tu ne m'observe pas,ironique du coin de tes variantes, soudaines, de tes gestes provocateurs si ponctuelles...Tu m'observerais alors de loin dans les nuages, m'enverrai sous la lumière tes regards charmeurs, jeux hypnotiques aux allures de samba, de danse mécanique dans l'immensité d'une magnifique vie...

Elisa, tu représente cette femme idéale car tu es une beauté imaginaire, cette personne aux milles tournures qui effacerait mes peines les plus profondes de ses longues courbes majestueuses, emportant bien loin avec elle mes origines. Je te vois innocent me prendre délicatement la main, m'enlacé de ton bonheur grandissant chaque jour de plus en plus, me montrer ce que j'ai perdu dans l'oubli des mensonges, avec des personnes qui n'en valaient pas la peine, des vulgaires marchandes de rêves, insensible.
Tu n'existe hélas qu'au creux de mes songes, dans les paysages mélancoliques bordés de vallées colorés par le temps qui se décline en battements de c½ur ininterrompu, interminable.
Mon imagination t'as crée par l'assemblage d'amour, de colère, de frustration humaine et surtout d'envie d'exister. Mon existence s'est résumée à t'attendre à l'orée des vagues, écumant ces besoin de tristesse qui nous font sentir notre souffrance. Plus je t'attendais, plus j'avais honte de me promener avec ces voleuses de sentiments qui ont oublié toute classe, toute galanterie passionnelle.
J'ai espéré que chacune de mes conquête te ressemble, t'appartienne mais je me dis toujours, rêveur qu'un jour viendra où une mystérieuse inconnue s'approchera, timide et sous l'effet de la surprise poétique me demandera l'envie d'être mon Elisa, laisse moi être ton Elisa Jonathan. Alors le bonheur, ce voleur en fuite me reviendra et je le garderai auprès de moi avec ma princesse, divine petite princesse Elisa.

Pour tous les c½urs brisés, avec l'espoir grandissant qu'ils retrouvent au petit matin, sous la lueur du jour un coeur à nouveau entier.

Jonathan Cimino (écrit pendant ma pause de travail, 24juin 2009)
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# Posté le mercredi 24 juin 2009 05:07
Modifié le jeudi 25 juin 2009 06:54

Alchimie du verbe

Alchimie du verbe
Les lumières enfantines rafraîchissaient les ombres des grands boulevards colorés par cette nuit qui peinait encore à se faire maître. Les passants faisaient danser leurs âmes au dessus des pavés usés de lassitude. Les sons s'envolaient vers les pauvres vieillards, mélancoliques de leurs jeunesses envolées par les souvenirs des défuntes rencontres. Des tables en vieux bois s'ornaient de lanternes, tamisant et consumant l'espace entre la piste et les mouvements abstraits. J'y ai vu des êtres s'embrasser, se caresser sous l'ivresse du premier regard, celui qui fait tant briller les pauvres horizons.
Une femme, si belle dans son expression d'alchimiste désabusée disparu de ma vision, se refléta sur mon c½ur et se marqua sur mon corps. Ses courbes se dessinèrent sous l'ambiance des bambous parfumées, des collines songeuses. Son visage était celui du mystère, incompréhensible par sa finesse et pourtant déjà nostalgique par sa beauté. Son corps ma fascina tous de suite, imaginant les variations sensuelles qui frôlaient sans cesse ma peau déjà rouge d'envie.
Dans la lueur de ces folies si chaudes, mon regard à suivi le vent qui faufilait ses battements énergiques au-delà des lignes bleu pâle. Je l'ai vu s'accrocher à un arbre, le faire vibrer de certitude, l'enlacé de mensonge. Observant ces vitesses, je me suis rendu compte que les souvenirs s'étaient évanouis et avec eux les notions d'arbre, de forêts immenses, d'environnements magnifiques. Je ne me souvenais plus que ce fût un arbre et pourtant me sentir si proche de ce corps grandi sous les années naissantes me monta l'âme. Je restai là, contemplant l'inaccessible jusqu'à ce qu'il m'apprivoise. Les frémissements de ces branches latentes, ces mouvements ambigus dans le désir d'une vie entière me projetèrent dans le passé. Mon Je était devenu un autre, un étranger dont les vices n'étaient plus cachés par ces conventions absurdes que place les langues affamées. Les mots étaient inconnus, oubliés des années difficiles, de guerres du verbe, d'alchimie perdue. La signification n'avait plus de sens, les rues s'étaient effacées par la mélancolie des vieux artistes. Les violons n'avaient plus de cordes, les sons évaporés par le hasard se continuaient mollement au travers des courants de vie.
Les regards se sont accentués, les baisers ont frôlés les différences, ont annoncés la morale déclinante des échanges si beaux de leurs tournures aléatoires. Je pense encore que c'est à cet instant que j'ai compris ce qu'était l'amour. Il n'est pas, n'existe que dans l'imaginaire des gens malheureux, dans les rêves des idéalistes. Il est l'invention futile d'Hommes désespéré par l'idée de ne pas exister, se décline en versions plus ou moins établies mais ne détient pas de limite. Il est composé de colère, de bonheur égoïste, d'angoisse absurde, de folies magnifiques, de destinées érotiques. Je me soumets avec un optimisme mécanique, je ne l'ai jamais connu. Les expériences que mon corps à vécu se sont limités aux banalités dociles qui hantent les vendeuses de rêves, qui tragiquement hypnotisent les riches c½urs, remplis de haine et de sang. Ces revendeuses se lassent très vite, s'envolent vers l'infini emportant avec les c½urs brisés de solitudes pour les emmener loin, loin vers la mort.

Je me rends compte de plus en plus que peut importe ce que l'Homme vis où crois vivre, peut importe les rencontres éphémères dans l'intimité d'une chambre, d'un bar où d'un cinéma elles ne seront jamais qu'un vague souvenir pour l'âme seul d'un monde trop banal, bien trop éphémères pour mon salut, bien trop absurde pour ma conscience.


Bien vite Cuba, ma belle...



Jonathan Cimino (Ecrit pendant ma pause de travail, 19juin 2009).
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# Posté le dimanche 21 juin 2009 11:57
Modifié le dimanche 21 juin 2009 18:14

Petit déjeuner avec un Prince

Petit déjeuner avec un Prince
Je veux des visions, des regards incompréhensibles dans l'intimité d'une scène, robuste et fascinante. Je veux que les idées les plus folles et les sentiments illogiques se marquent sur les corps des reines de la nuit. Les mots se doivent d'être remplis de mystères, innommables et judicieux de s'évaporer dans la bouche des gens heureux, soufflés par des langues majestueuses. Les regards, de Belgique à Cuba doivent se faufilé dans l'inconscience d'une vie, reflétant les émotions indirectes de la passion.
Je rêve en pleine journée de rencontre, de situations absurdes dans le chemin des perdus, lieu de poésie abstraite et de folles caresses. Mes doigts se veulent guider par les pulsions héroïques, finesse grandissante sous les variations hivernales des petites maisons chaleureuses. L'inconnue se tiendrait devant moi, son ombre frapperai mon ombre en plein c½ur et rejoindrai ainsi le mystère des vérités. Les verres se rempliraient de gourmandises, buvant sous le coup de la peur de blesser l'intimité, de faner l'illusion de séduction imparfaite.

Les vies se doivent de remplir le vide intérieur de l'Homme, lui parsemé l'âme en chantant des banalités humaines, en le regardant grandir. Je veux voir des sourires au coin des lèvres délicieuses, observer les fantasmes et oublier que les comportements ne tiennent qu'à sa propre survie. L'égoïsme n'existe pas puisqu'il est présent partout, il est méthodiquement préparé pour l'évolution des espèces.


J'ai l'illusion et le bonheur de croire en l'Homme, la perfection n'est qu'illusion et tant mieux. Personne ne voudrait de la perfection, bien trop grande responsabilité que de montrer le jour t'elle que le monde le désire. Non l'Homme est plus raffiné que la perfection, bien plus sensible que la notion d'amour elle-même.
Je ne connais que l'Homme pour faire souffrir, aimer, jouir, pleurer et s'extasier devant son prochain. Je ne désire que la vie pour reflété ce que mon imagination me dicte, je ne connais que la mort pour faire taire les mots, mais laisser respirer les écrits.

Enfin je voudrai renaître plus inconscient encore, refaire les mêmes erreurs mais en souriant cette fois, me laisser porter par le vent, voyager dans le monde, voir réellement ce qui nous entoure et analyser, décortiquer, observer, se saouler des merveilles de mon prochain. Je ne dormirai plus, fatiguerai mes pensées jusqu'à l'aube, les rafraichissants au petit matin avec des baisers, les nourrissants d'amour futiles.



Pour mon petit prince Enzo, avec l'espoir qu'il se rendra vite compte de sa propre liberté.


Jonathan Cimino.
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# Posté le mardi 16 juin 2009 11:28