Les machines absurdes :

Les machines absurdes :
« L'enfant était assis dans un coin, paisible il regardait ces gens rigoler, faire la guerre et
l'amour, se prétendre et se morfondre, s'insinuer de force, s'appliquer pour des dieux qu'ils
ne pouvaient voir, s'arracher des nuances inutiles et là, calmement, tous en s'endormant il
comprit alors que ce n'étai pas des hommes, mais des machines absurdes... »
Jonathan



C'est au commencement de nos idées que le langage, si belle victoire prononcées par nos lèvres qui frémissent sans cesse sous l'intonation paisible de ces sons uniques à été évoqué.
Les êtres Humains s'associent, contemplent les richesses qui ruissellent autour d'eux par leurs visions élémentaires. Cette absorbance n'engage alors que leurs propre perceptions individuelles qu'ils s'approprient ironiquement, délaissant la créativité si merveilleuse des pluies abondantes, des sensations majestueuses aux allures de renouveau.
Fier de leurs portés, paisible d'avoir accompli ces actes qui font d'eux des chercheurs d'idée en se soucient de ce qu'ils appellent l'évolution communautaire ils ne peuvent qu'admirer, impuissants de toutes volontés.
La richesse du monde qui nous entoure, à qui le devons-nous ? L'ironie de ce temps qui se déroule finalement en une notion plus abstraite encore que la vie elle-même nous contrôle machinalement. Je voudrai me débarrasser de ce que le monde a fait de moi, de cet esclavage matérialiste qui s'insinuent, paisible de sa puissance qui le rend tellement sûr de son influence.
La réponse à ce débat est une initiation à l'inconnu que nous redoutons tant car il va à lui seul remettre en questions l'identité toute suprême que l'homme cultive depuis qu'il est capable de distingué sa place au sein de ce qu'il aime appeler pour se rassurer une société.
La recherche toujours plus poussé l'a conduit à se familiarisé avec des concepts de
communauté qu'il croit dirigé pour le bien du peuple mais oublie la chose la plus essentielle, l'individu. Cet individu, si paisible est sa souffrance naît étranger à lui-même car très tôt il ne se reconnaît qu'à travers l'image que lui renvoient ses parents, son entourage. Ses gestes seront accompagnés durant toute sa période de créativité, au moment où il devrait explorer ce qui l'entoure et comprendre par lui-même les enjeux de la vie. Ses décisions ne seront donc jamais les siennes, jusqu'à l'adolescence où il essayera par divers moyens de créé sa propre perception en associant son pauvre vécu personnel à celui d'idéaux qu'il jugera bon pour lui.
Nous sommes donc constamment à la recherche de quelque chose, le pire reste l'attente d'obtenir enfin le but recherché et là encore la notion de temps diffère selon l'individu.

Le temps, je pense qu'il n'y aura jamais de mots humains pour le définir, sa portée ne se mesurant finalement qu'à l'infini. C'est sa notion, grandissant ou diminuant sous le poids de l'envie qui permet le maintien de l'équilibre entre ce que l'on a et ce que l'on voudrait. Il m'a fait tourner bien des fois la tête, ce dieu dont l'image s'embellit au fur et à mesure que les aiguilles enrobent de leurs ombres sa dignité. Sa personne n'effraie plus que les retardataires qui déjà s'empressent de courir, impuissant et las de rattraper l'impossible...

Souvent, observant ce que ma vision me renseigne je me suis interroger sur l'origine de nos envies, sur l'objectif de ce qui nous caractérisent mais pensant avec mes interrogations je n'ai jamais su qu'ignorer son existence.


Quesque qui fait de nous des êtres vivants ? La notion de liberté vivante ne fait-elle référence qu'à la faculté de bouger, de se nourrir, de procréer ?

J'avoue que je ne saurai probablement jamais si l'homme est une machine absurde, mais lorsque je vois sa démarche s'éloigner de la vérité, enfoncer ses yeux droits vers l'avenir j'ai la certitude qu'il ne sait pas ce qu'il voit, mais qu'il prétend déjà l'avoir réalisé.


Jonathan.
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# Posté le lundi 03 mars 2008 03:34
Modifié le lundi 14 avril 2008 04:25

Songe d'une nuit volée

Songe d'une nuit volée
D'aussi loin que ma mémoire s'invite, je me rappelle ces choses qui font de nous des êtres exceptionnels. Chaque parade se dessine comme dans un rêve où nous serions alors spectateurs de nos propres vécus. Lorsque mes yeux se ferment sur cette journée encore tiède de sa portée, effaçant d'un subtil battement de paupière ses aventures aux variations magnifiques je ne peux que m'évanouir dans l'exploration encore inconnue de ces richesses.
Je me sens à présent d'une nature calme, portée par une musique qui invite mon âme à se débarrasser de ce qui dépasse de sa véritable existence, la laissant flotter dans ce jardin infini qui se construit par mon imagination dévorante d'envie. Ce petit garçon, me ressemblant comme deux gouttes d'eau joue tranquillement avec ses jouets usé par tant de mouvement, se déformant sous ses mains chaudes d'exploration. Il observe, se passionne pour cet environnement si changeant qu'il crée par ses yeux ébahi de couleurs. Son corps est maintenant couché sur le divan vert qui l'enfonce vers cette jungle artificielle d'où il se croit aventurier, traquant les fauves si cruels au péril de sa jeunesse mais porté par cet héroïsme si tenant...Soudain la pendule s'accélère, fini par plier les aiguilles qui honoraient le cadran maintenant si nu, le lieu change, se reforme sous l'emprise de cette déclinaison qui s'arrête enfin pour que je puisse contempler ce jeune homme aux cheveux si noirs. Sa vision à changé d'opinion, son regard se porte maintenant sur les autres, comblant les différences par une raison qu'il ne s'explique pas encore mais qu'il ressent dès à présent dans les larmes qui s'écoulent lentement dans cette rivière tropicale. Il se destine très tôt aux questions incompréhensibles, cherchant à résoudre les événements qui s'emparent de sa vie en lui donnant une teinte si bleue qu'elle ne peut que s'enfoncer pour se cacher. Ces questions sans réponses l'obsède et finissent par le persuader que jamais rien ne sera acquis, que même sa vie ne lui appartient pas. Le bonheur qu'il associe à ces actions dépassera les frontières de l'homme, franchira les préjugés et regards que lui renvoient ces monstres d'égoïsmes que l'on nomme ignorants où plus communément les puissants.
Lorsque je me suis réveiller ce matin là, il était 4h du matin et voulant occuper mon esprit encore secoué d'une telle provocation j'ai attendu que vienne l'aube.
Les yeux voilés, le regard optimiste et le corps étendu sur ce lit encore fragile des mouvements qu'il a subit, j'ai laissé venir à moi cette lumière, pleurant comme jamais ces rayons si privilégiés.


Jonathan.
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# Posté le samedi 01 mars 2008 04:55
Modifié le samedi 01 mars 2008 05:18

Nouvelles abstraites...

Nouvelles abstraites...
J'avoue ne pas avoir en raison l'idée qu'a joué le temps sur moi ni l'alternative qu'il me laisse. Cette chambre ressemble à une fausse vérité que l'on masque pour ne pas décevoir l'équilibre, poussiéreuse à souhait et plongeant l'occupation dans une atmosphère trop pesante. Le jour peine à pénétrer ces tentures si lourdes, comblant de leur poids le manque d'originalité qu'émane ces motifs mauve et gris.
La pièce se compose de quelques armoires dont l'usure se marque sur ce bois marbré aux allures de tigre étendu. Le lavabo est l'endroit privilégié, il se dessine doucement d'une courbure tombante, s'amincit pour se terminer à la pointe de ce carrelage luisant.
On vient de taper à la porte, la violence de l'impact me réveille alors totalement.

- Service de chambre !
-Revenez plus tard, je ne suis pas prêt.
-Monsieur Moranges, cela fait plus d'un mois que nous n'avons pas fait le ménage, cela devient inacceptable ! Les autres clients se plaignent de l'odeur qui s'émane de votre chambre !
-Je vous en prie, revenez plus tard...

J'entendis le grognement lointain de cette femme dont je n'avais jamais vu le visage et qui déjà se permettait des familiarités. Elle m'apporta néanmoins une réponse, il y a plus d'un mois que je suis ici.

J'enfilai mon pull qui se trouvai sous le lit et m'approcha de cet évier. La forme du robinet me fit penser à celui qui fuyait sans cesse dans la maison d'été que possédait ma mère avant qu'elle ne soit vendue à sa mort. L'eau qui en sorti adoucit ma barbe, plongea mes yeux sous l'univers aquatique d'où je pu de mon imagination encore intact apercevoir des lieux abstraits tant par leur fluidité que par l'abondance des êtres fascinants qui l'occupait. La vitesse, ralentie par cette masse d'eau infinie se stoppa, et le temps pris subitement un coup de vieux.
Mon âge s'accéléra, mon corps sous la tourmente se flétri et accepta ses rides qui envahirent peut à peut tous mon être.

L'hôtel se trouve en face de la rue principale, la façade qui au départ étai surement blanche à l'origine s'est grisé et l'on peut lire avec les meilleurs intentions du monde « Hôtel St James ». Je me rappelle très bien le jour de mon arriver, malgré la période propice aux vacances, les hôtels n'affichaient pas complet ce qui m'a laisser le loisir de choisir ce qui allai devenir l'espace d'un moment ma demeure provisoire. La dernière fenêtre, la plus haute juste en face du carrousel d'en face m'a tous de suite séduit. N'ayant pratiquement pas de bagage, je n'ai vu que tard dans la soirée ma chambre. Je passai donc ma première journée au bar à siroter les cocktails que le barman s'obstinait à faire. La nausée venue, je m'effondrai enfin dans ce lit immence.


Jonathan.


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# Posté le jeudi 28 février 2008 04:05
Modifié le mardi 04 mars 2008 10:02

Destins fatigués

Destins fatigués


Cette nuit j'ai rêvé. Je n'aurai jamais cru que mon vécu me permettrai à nouveau de m'évader dans ces horizons avides, ces paysages mélancoliques aux allures abstraites. Ce rêve ressemblait à milles autres rêves, semblable par sa forme ambiguë et par sa subtile capacité à s'évanouir à la lumière. Lorsque j'ai ouvert les yeux, le jour brulait mes paupières ne sachant plus distingué la réalité du songe. J'ai déplacé ce qui soutient mon âme, mué par une suite de mouvement ce corps pour enfin ouvrir les rideaux afin d'apercevoir l'orgie humaine.

Je suis maintenant assis sur cette chaise, le dos courbé et la voile flâne. Ce corps dessine une forme dont l'ombre tapisse la vielle fenêtre qui tient à peine. Le soir, venant caresser ma solitude me fait grâce d'une brise légère qui envahit ce cou, venant taquiner l'espace d'un instant mes cheveux. La vision s'éloigne de cet écran et se projette sur cette beauté vivante qui jaillit de partout et de nulle part à la fois.
Je pourrai vous raconter des milliers de choses, vous dire comment l'espace et le temps dirigent le peuple ou encore la façon de contourner la vie. Il n'en sera rien ici, pas une nuance ne sortira de ma bouche, le silence se fera maître sur nos vies. La raison de ma présence est ironique, je vous mens, abuse de vos croyances illogiques et perpétuent ainsi la tradition humaine...

La vérité est que je m'engage à vous livrer l'absolu, l'effet qu'à la vitesse sur l'espérance et le contrôle de nos origines...
Pour me présenter tels que je suis il faut que je prenne une décision, cette épreuve se dévoile en une idée existentielle. J'ai toujours pensé que l'Homme se déclinait en plusieurs personnes, les mentalités évoluant au fils de la journée lorsque le temps engloutit nos valeurs précédentes. La recherche toujours plus précoce de cet autre, qui se décline perpétuellement en mouvement renforce nos convictions d'appartenir à quelque chose. La question la plus fondamentale serai de savoir si notre je se distingue de cet autre et de définir le lien éventuelle les reliant. Cela frôle l'absurdité car cela reviendrai à déterminer au préalable le je qui nous anime...
L'étranger, cette personne aux allures majestueuse qui s'enlise dès l'aube grandissant pour ensuite mourir et renaître à nouveau plus magnifique encore. Las de se réveiller sous un jour nouveau, oubliant les faveurs du passé qui l'a conduit mûri de son vécu jusqu'à l'aube suivante il ne peut qu'observer, impuissant de tous dialogue. Ses yeux grandissant sous la liberté du monde s'émerveille de ce qu'il aime appeler les sensations inconnues. Il ressent ces choses encore inconnues pour nos croyances humaines qui sont trop fragiles pour distingué ce qui nous rapprochent de ce qui nous détruits.
Je voudrai le connaître, en approcher les nuances et me confondre dans ses idées tellement rassurantes, lui parlé de ces notions absurdes qui plongent l'humanité dans une obscurité malsaine et grotesque. Je lui raconterai une histoire, celle d'une nuance abstraite qui évoluant s'est fini en dramaturge et en destins fatigués. Et pour finir je pourrai mourir, la vieillesse m'ayant rattrapé et la consternation honteuse de ma liberté s'étant amplifiée.


Jonathan.
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# Posté le lundi 11 février 2008 04:02

Prélude à l'envie...

Prélude à l'envie...
Ceci n'est pas une lettre. Les mots qui flottent sur ce papier n'en sont plus, ils ont disparus dans l'oubli emportant avec eux toute la déchéance et la routine que peut engendrer de telles nuances. J'ai mélangé des nuances tôt ce matin, remplissant les aspects humains qui nous caractérisent...


J'avais dans l'idée que cette nuit serai entièrement faite de mots, les planètes symbolisant alors les syllabes, les galaxies formants des phrases et moi orchestrant les étoiles filantes. Mais qui peut prétendre toucher le ciel de ses mains humaines...
Lorsque j'ai levé mes yeux d'enfant vers ce ciel mélancolique, celui-ci s'est évanoui dans l'atmosphère, me laissant seul devant ce spectacle avide d'horizons. Accablé de douleur je me suis réfugié dans le seul endroit ou je me sens en sécurité, c'est-à-dire dans le regard des autres. L'illusion m'a frappé, s'échappant doucement d'elle une révélation poétique qui m'a encerclé le c½ur et l'a rendu tellement fragile qu'il ne peut aujourd'hui que s'illuminer de temps en temps ...

De tout petit j'ai apprivoisé les mots à la manière d'un écolier, suppliants leurs faveurs de s'écouler doucement vers moi. Les formes qui se dessinaient en maître s'emparaient alors de ce corps et finissaient par me faire oublier le vrai sens et la place qu'ils occupent au sein de cette société basé sur l'envie de vouloir...
L'envie, j'aimerai t'en commenter les vertus à la manière d'un homme dont la vie se résume à l'idiotie. Elle se nomme reine des esclaves, ces gens délavés aux grandeurs fanés de solitude qui ne s'exprime qu'une fois l'hypocrisie révéler. Soudain elle s'emballe et sème sa folie sur le peuple honnête qui ne comprend alors l'ironie qu'une fois le rideau de la vie envahit par la réalité...


Ce voyage littéraire que nous allons faire commence dans cette ville, remplie de fumée où l'ombre de nos âmes planent sans pouvoir mourir. Ce silence qui pèse sur la cité reflète la douleur de nos vies, de nos faiblesses. Lorsque je regarde ce ciel tellement mélancolique je ne peux m'empêcher de me demander la raison de toute cette haine, de cette lassitude qui éternellement se dessine sur nos visages. Sommes-nous esclaves de nos actes ? ...
Souvent je regarde les gens, observent leurs gestes dans cette infime espace qui se rétréci de précision. Cette complexité de langage qui rend la communication si difficile est propre à l'homme qui se dessine de plus en plus en machine absurde.
Notre capacité à comprendre, à médité et à restituer des raisonnements que l'on appelle vulgairement l'intelligence ne serait' elle pas justement l'allié de notre mort ? Cette mort qui nous assassine chaque jour de plus en plus en nous jetant de la poussière de vie dans nos yeux d'enfants...
Je suis désolé d'avance pour cette mélancolie mais j'ai ce soir comme une envie de bateau ivre qui dans les flots remuants de la mer s'engouffre vers l'oubli.

J'avoue que j'aimerai gouter à l'éternité et immortaliser mes pensées pour voir l'évolution de notre espèce à travers le temps et l'arrogance de l'Homme. Je n'aime pas beaucoup l'idée qu'à l'Homme des choses, de sa façon de nommer et de contrôler son entourage. Il n'y a que l'Homme pour nommer et réduire le temps à une vulgaire expression mathématique... Mais pourrais-tu me dire combien de temps dure une heure dans l'obscurité ? Après tout la notion de temps n'est réelle que parce que nous l'a nommons de par nos actions! Je me suis baigné dans cette énergie qui nous entoure et me suis évanoui de peur tant la pression des préjugés est forte...

Depuis mon enfance j'ai une passion pour l'abstrait, l'irréelle car on ne peut le toucher, le voir ou l'effleurer se qui nous poussent à nous dépasser afin d'espérer atteindre l'illusion d'appartenir à ce monde. Cette volonté d'appartenir à un groupe, une communauté m'a poussé à mentir à mon c½ur pendant de nombreuses années. Aujourd'hui, à l'heure où les anges se reposent je sais au plus profond de moi que plus jamais personne ne dictera ma vie comme ma mort. Ne laisse jamais personne te dicter ta vie, te dire quels actes tu peux poser car ce stade dépasser ton c½ur comme ton âme ne t'appartiendra plus et tu seras malheureuse et soumise.


Je te parle d'identité, cette quête que nous faisons tous un jour de lumière sombre. Je déteste la façon dont les ignorants jugent l'identité humaine. Comment se peut' il qu'une supériorité médiocre qui inexistante de par sa valeur s'amuse à rabaisser du regard une âme perdue?
J'avoue trouver complexe ces notions de puissance, de rivalité que s'approprient ceux qui répète les mêmes mots inventé par d'autres encore plus ignorants dans leurs démarches futiles...
Ces mots, ces dieux du langage et de l'expression que nous cultivons depuis notre tendre naissance nous trahissent lorsque nous en approchons les faiblesses. Après tous ce qui caractérise cette table n'est que le fruit du hasard, né d'une simple formule littéraire inventé par des personnes soucieuse de leurs évolution..Nous nommons les choses, apprenons à en connaitre le mot et le sens qui lui ai associé afin de le catégoriser et de pouvoir l'intégrer dans un centre de la connaissance. Mais comment sommes-nous en arriver là?.. Quand j'observe le monde qui m'entoure je ne vois qu'une succession d'éléments et d'informations aléatoires qui ensemble forme une couche externe. Ces liens qui gravitent autour de nous ne s'immobilise jamais et se décline perpétuellement en mouvement..

Ce soir, l'alcool aidant ces mesures, il me vient en tête une nuance que l'on appelle vulgairement la confiance. Quel mot magistral dans son ensemble, il résume à lui seul la liberté sans barreau qui lie les amitiés et autres formes d'amour... J'ai réalisé beaucoup de chose depuis que je cultive l'expérience humaine, mais dans la foulée de cette lueur, je me suis mis à projeter mon avenir tachant finalement mon présent.

Le monde tel que nous le percevons n'a aucun sens par lui-même, il se révèle à nos yeux ébahi de couleur lors d'obstacle que nous considérons comme la vie.
Cette vérité qui nous entoure, nous enlacent dans d'innombrable et d'innommable conflits que nous alimentons par nos propre vécus.

J'aimerai te dire combien il est difficile de se situer dans un espace, le peuple présent se montre en criant, en déplaçant ce qui soutient leurs âmes pour ensuite communiquer afin de poursuivre les avancées établies.
Cette espace que nous occupons peut-être source de conflits, de mésaventure due d'une part à l'instinct naturel et d'autre part à la machinerie dont revient systématiquement la faute à la société. La logique voudrai que l'on s'apitoie sur nos séquelles passées afin d'apaiser nos ridicules bouffées d'héroïsme. Je ne débattrai pas sur la condition humaine, elle se nomme par elle-même puisqu'elle établi des conditions. Je voudrai simplement, et en toute humanité d'un être humain à un autre te révéler ce que ma bouche n'a pu te dire ce soir.


J'ai toujours voulu contrôler ce que la vie m'offrait, m'enroulent dès le plus jeune âge dans des questions où les réponses ne se trouve pas. Il y a pourtant toujours une réponse puisque nous en inventons les questions...La notion est complexe dans la tête des gens, mais pourtant si on y réfléchi simplement on s'aperçoit que cette notion n'a pas lieu d'être puisqu'elle s'établit sur un non fondement réelle.
L'homme devient une machine absurde, immobilisant l'espace à la manière d'un bateau ivre qui naviguant vers un horizon inconnu s'effondre sous la lâcheté.

Ta déception se lit sur ton visage, celui-ci ne peut que s'illuminer de temps en temps lors d'une éclaboussure vitale. J'ai observé ta façon de faire semblant de sourire, oubliant l'espace d'une liberté ce qui pèse sur ton vécu et je me suis dit le temps d'une seconde : Son regard toujours perdu appelle le désespoir, emportant dans son expression une partie du moment présent qui vient alors à manquer dans cette espace qui est le nôtre. Ce regard signe ce moment d'intensité unique qui se dilue dans l'atmosphère pour gagner mon inconscient et finir par apprivoiser ma raison. Mais quand est' il de son expression, cache t'elle son jeu en indiquant des bonnes grâces ou essaye t'elle de divulguer un secret auquel nous n'y comprenons rien ?

J'avoue ne pas comprendre ce qui pousse l'homme à montrer son absurdité et son incapacité à s'intégrer. C'est dans cette façon de faire pleurer les petites filles que j'ai reconnu tes yeux, ceux qui appelle le désespoir tant ils brillent d'envie de changements. Je pourrai te raconter des millions de choses, te recouvrir de mon vécu mais cette idée s'effacerait aussitôt car ce qui compte n'est finalement ce que l'on sait, mais bien la représentation que l'on se fait des choses.

Tant de misère déjà ont parcourus ma vie, tants d'obstacle foudroyants ont semé la terreur et consumer ce qui reste de mon amour propre. J'ai pourtant observé, appris ces grandes leçons qui nous enseigne que l'honnêteté est la mère de tous les saints et que grâce à ses divines générosité nous partagerons le siège et la gloire de celui pour qui des millions de gens prie chaque jour...
J'aurais tellement dû la retenir de complexité, tellement du la faire rêver dans sa couronne obscurcie par des entrées sans vie et sans couloirs aucun. Jamais je ne réciterai cette haine qui d'un jour à exprimé ce déluge et m'a condamné à l'exil. Comment comprendre que cette lueur d'espoir qui entoure ma vie puisse un jour de lune mourir, sa peau froide et son âme qui déjà sera jetée à l'oubliette.
J'irai un jour, le regard ailleurs et la démarche sûre vers cette lueur qui au matin s'enlise par la fenêtre pour espérer toucher un jour le ciel tous entier. Je me prosternerai, agiterai mes sens afin qu'elle sache qu'elle n'est plus seule et ne le sera jamais plus. Je raconterai une histoire, celle d'une nuance abstraite qui évoluant s'est fini en dramaturge et en destins fatigués. Et pour finir je pourrai mourir, la vieillesse m'ayant rattrapé et la consternation honteuse de ma liberté s'étant amplifiée. Tu n'imagines pas comme je ressens ce manque, qui insulte chaque partie de mon corps et qui me laisse dans un état de tristesse inconsolable...

Il est vrai que mon âme à cultiver le silence ces derniers mois, espérant que mes intentions pures et ce que je prenais pour de l'amour allai m'aider à oublier cette histoire. La triste vérité est que ma quête d'illusions et mes envies de conquêtes abstraites n'ont jamais cessé, me rendant aujourd'hui avide d'aventures. Mes envies, loin d'être comblées se sont amplifiées mais hélas mon sens de l'investissement lui n'a pas changé...
Je m'étais promis de ne plus écrire tant l'encre assèche mes mains faisant fuir ma vision sur ce monde ne distinguant finalement plus la réalité de la fiction.


Ce soir, j'embrasserai ce ciel, confident de mes déceptions, ami de toujours qui à su garder pour lui cette envie de me réconforter en prenant dans ses mains mon c½ur si fragile en le protégeant de tous ces nuages futiles et endormis...
Pour conclure sous ces mots parfois compliqués qui masquent mon ignorance, je te donnerai le conseil qui m'a fait revivre : Il n'y aura jamais aucun mot pour te décrire, malgré l'esprit phénoménale que possède l'Homme son imagination n'a pas de sens devant ton être. Même si il y a plus d'imagination dans la vie qu'il n'y en aura jamais dans les rêves (Christophe Colomb), je pense que ce ne sont pas des nuances inventé par l'Homme qui pourrait définir une telle beauté que symbolise la tienne!
C'est pour cela que l'aventure est la seule voie à prendre, saoule toi des Hommes et ne prend que les bons coté car l'attachement réciproque devient tellement rare qu'il sera bientôt en voie de disparition...L'auras-tu compris ce conseil est égoïste et absurde, nous sommes faits pour aimer et peut importe le nombre de déception, il est à chaque fois magique et vital de ressentir que l'on existe par ces bouffées d'envies que l'on appelle encore aujourd'hui l'Amour.

Je me retrouve bien seul ce soir devant cet écran si sombre qui nargue chacun de mes gestes et moi qui me morfond dans cette brume d'agonie et de désespoir ne vivant finalement plus pour exister mais juste pour être présent dans ce continuum virtuel. J'ai bien sûr cherché cela, mes actes se sont posés en toute évidence, le reste n'a été qu'une suite logique d'éléments pour lesquelles je n'avais aucune objection...
Chaque jour qui passe me renvoie l'image d'une histoire volée, un livre auquel il manque des chapitres entre des moments cruciaux. J'ai besoin de cette quiétude, où les rêves se révèlent dans l'innocence d'une nuit paisible. J'ai marché pendant longtemps, observer des millions d'instants et voyager à travers des préjugées pour finalement atterrir sans bagage ni langage.

Je t'en prie, ne cherche pas des relations, des conséquences ou des destinés logiques de ces phrases, il n'y en a pas. J'ai simplement voulu en homme libre que je suis me livrer à des correspondances avec toi qui de par ta confiance m'a rendu attentif à ton vécu.
Toute la beauté réside dans les faiblesses de deux inconnus, qui de part des mots simples se détachent de ce que l'on peut appeler l'ultra moderne solitude et s'ouvrir à une vision différente des contacts humains, de la façon de s'approprier l'avenir..
L'inutilité d'en faire de la comédie me paraît évidente et même si la première impression bizarre est dominante, elle fait vite place à une ambition qui marquera ta vie et la mienne car ce sont des choses humaines...J'adore ce mot...

Je sais que cette lettre n'est pas remplie d'espoir, de volonté du changement mais c'est ma position de ce soir et c'est de par le brillant de mes yeux que je te renvoie l'image de ce ciel azur.

Jonathan.





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# Posté le vendredi 08 février 2008 12:28

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