Monotonie de l'élégance

Monotonie de l’élégance
« Elle se tenait là, immobile des regards qui se perdent dans la masse ironique des soirées magnifiques. Son visage, ses yeux tels des sourires éblouissaient les étendues de garçons timides, inconscient et trop lâche pour conclure dans la nuit étoilée. La piste soutenait des mouvements de colères, de joies de plaire, de danses acrobatiques et sensuelles. Ses cheveux s'envolaient paisiblement vers une destination magique, celles des grandes étendues que le c½ur d'un homme ne pourra jamais couvrir.
Elle n'a pas dit un mot, ses lèvres dessinaient des courbes de bonheur autour de sa longue robe ensoleillée. Soudain l'amitié s'est transformée en rage, en amour mécanique, en justice sentimentale. Les rires des débuts de romances ont fait silences, cachant les attachements sous des rideaux d'indifférences tragiques. Ses promesses s'étaient à présent envolés bien loin, loin vers des plages imaginaires qui n'avaient jamais exister. Sa bouche se mis à mentir des paroles dévastatrices que seul les étrangers infidèles acclamaient. Toute la beauté s'était évaporée dans l'atmosphère de cette histoire sans paroles, de ces illusions sentimentales. L'homme partit, le c½ur en morceau et la vision floue d'un rêve encore brisé. J'entends encore ses pas, ses glissements d'âme se cogner sur les boulevards de la vraie vie. Je le vis courir et se perdre sur les chemins du hasard. Ses yeux ne regardaient plus à présent que ses rêves d'enfant un peu perdu et dans toute l'ironie de cette nuit sauvage il se mit à réfléchir sur les étoiles. Celles-ci, brillantes et navrées de ses lamentations firent pleuvoir les perles du destin. Le calme revenu il n'y avait plus de déesse, plus d'amour ni d'espérance, rien que le ciel tous entier, vrai et toujours présent. Il comprit alors qu'il n'y avait jamais eu d'amour dans les yeux de cette étrangère et calmement il se mit à sourire, à rire de son erreur car il savait à présent que la destinée des Hommes n'est pas d'aimer, mais juste de s'occuper dans une journée bien trop longue sans rêves. » J.Cimino
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# Gepost op zondag 15 november 2009, 07u38

Anomalie du réel ?

Anomalie du réel ?
« L'imagination, superflu blessé du réel n'est que la représentation des envies naturelles d'évasions, consciente de faire rêver l'intelligence des romances, elle succombe incomplète à l'autorité inutile des dictateurs de la vie qui n'ont pas d'autre choix que de parler de religion absurde et de politique détestable pour la faire taire à l'infini. » J.Cimino


Il était minuit dans le jardin des illusions, l'herbe fraîche discutait avec l'aube encore en retard sur les portes du jour nouveau. Des familles entières étaient venues voir les artifices du ciel, couleurs abstraites dans un relief en masse, éblouissaient des milliers de visages. Tous regardaient fixement les étoiles, espérant y apercevoir une forme mystique dans ce brouillard d'incompréhension formées par des siècles d'étendue humaine. Leurs yeux reluisants d'ignorance projetaient des croyances sur les vagues en masse du peuple. L'image floue qui en ressortait ressemblait au paradis décrit dans les livres de Saint, remplis d'ange et de lumière aveuglante pour nos pauvres consciences d'immortels. Les personnes présentes, absurdes et heureux de croire ce que leurs propres vécus leurs commandaient se retirèrent dans leurs prières. Assis en spectateur, moi qui ne voyais rien dans ce ciel vide de divinité, je ne pouvais qu'être malheureux d'être aussi impropre pour que même les dieux ne veuillent pas de moi. Je me suis alors mis à chercher les causes et les faiblesses, à regarder l'origine de ses histoires fantastiques. J'ai remonté les siècles, vu la solitude qui pèse l'homme dans sa bêtises au point d'anéantir ses mauvaises actions dans des paroles de bonnes consciences. J'ai alors pris conscience qu'il n'y avait rien dans le ciel, juste inondé par des immenses navires d'espoir remplis de détresse, de mots pleurant des pantins magiques, de bateaux ivres dérivants sous les dictateurs du bonheur et de la liberté.

Jonathan Cimino.
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# Gepost op zondag 18 oktober 2009, 11u26

Les anges qui marchent ne se soucient pas de la pluie...

Les anges qui marchent  ne se soucient pas de la pluie…
« Je me rappelle m'être réveillé dans une colère inhumaine et noire, brume et claire lueur soutenait mes membres dans un espace inconnu. Les signes de ses rayons se sont d'abord fait sentir sur ma bouche, pâles lèvres se souvenaient encore du goût des folies nocturnes qu'elles ont subies. La suite du parcours s'est déclinée en robe légère, passant doucement par mon c½ur. Je me rappelle m'être réveillé en enfer, où de pauvres fous se tuaient de gourmandises, s'adonnaient à la critique qui pollue les villes qui ne dorment pas, massacraient les chiens du ciel. Pauvre fous me dis-je en pleurant, tu n'es pas en enfer, non tu n'aura jamais ce privilège là. Tu vivras, longtemps dans la peur de vieillir et de mourir, seul ou entouré d'inconscience dans le salut de ta misérable condition humaine. » J.Cimino

# Gepost op dinsdag 06 oktober 2009, 10u42

On n'est pas sérieux quand on a 22ans...

On n'est pas sérieux quand on a 22ans...



« Le bonheur n'existe que dans les rêves d'enfants, car dans la réalité humaine, il s'évanoui simplement dans la vie, ne laissant que les traces de rires et de sourires sur des visages. Il prend timidement forme dans les nuits qui ne se finissent jamais et se termine en rêve, car comme eux, il s'évanouit magnifiquement à la lumière du jour. » J.Cimino




Les inconnus des villes flottaient sur l'imaginaire des palaces, brandissant héroïques les armes des grandes soirées de séductions. Lanternes obscures lançaient les dernières flammes du jour, remplissant cette nuit par les si fragiles nuances lunaires. Des airs de jazz, salsa des temps modernes embaumaient l'air des passants ironiques de l'amour, marchant doucement vers les destinées sentimentales qui offriront pour l'espace d'une note les plus beaux baiser. Il n'y avait plus que des lumières pour éclairer les raisons des plus galants, fortifiants et rassurants les plus laids dans leurs sorts, augmentant les rituels narcissiques des beaux gosses un peu perdus. Chemises battantes sous l'effet de poitrines gonflées d'amertume et de courage, jupe raccourcies de volontés de plaire, de rapporter ces humains jusqu'à l'acte de bonheur, irréaliste au début de l'hiver, garnis de vie pendant les grandes pluies d'octobre. De loin, très loin dans la brume, des bars colorés gisaient de verres infinis, coulants par l'alcool les prétentions des plus riches, idéalisant les formes magiques des femmes fatales. Celles-ci, inhabitées par les remords des lendemains se présentaient comme conquérantes de territoires immenses, plaines de sables et de châteaux romanesques dans l'intimité de couloirs remplis de sueurs, de chambres décorées de soie. Leurs bouches, satinées de lavandes et de vanilles, sommeillaient les traits de la passion et des envies cruelles dans une langue universelle, parlées par les nouveaux penseurs de la nuit. Etoiles gémissants de vitesse, les astres craintifs montrèrent le sens des mains, palpant les déserts humains par leurs brillances éternelles, soumettant leurs dieux aux tentations les plus charnelles. Les pièces assombries par les vêtements sentaient à présent les ébats pas toujours dociles des plus braves, odeurs de pluies, de corps mis à nu par le temps des romantiques, esclaves de leurs besoins, anarchistes par leurs idéaux élégants. Les esprits détachées des corps meurtris et fatigués s'envolaient à la recherche d'autres visions, se baladaient au travers des rues inertes par une foule déjà évanouies, victimes à jamais des douleurs festives qu'entraînent inévitablement les rencontres propices de nouveaux amants.

Calme béatitude s'est faite jour, ces inconnus qui portaient désormais un nom et un visage s'en allèrent dans une direction hasardeuse, celle d'une nouvelle journée las de recommencer, recommencer à nouveau les mêmes sourires, les mêmes compassions pour des rues qui le jour grandissant sont indissociables, mais qui quand viennent les grandes nuits de folies, se séparent en anomalies humaines et intemporelles.


Jonathan Cimino.
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# Gepost op woensdag 09 september 2009, 07u14

Les amants

Les amants
« L'infidélité ne prend naissance que dans le monde réel, parsemé d'envies éphémères qui s'envolent de peur, car dans le c½ur d'âmes pures, elle s'efface honteuse avec l'amour. »
J.Cimino.




Je la regardai paisiblement, mes yeux fatigués se souvenaient encore de ces nuits infidèles qui ont peuplé ces si long baiser. J'avais exploré comme un enfant son corps, de façon tendre lors de soirées mélancoliques, de façon brutale lors de chaudes nuits d'été. Les cris de douleurs, de plaisir associé au bruit de la pluie, si belle pluie sur cette fenêtre toujours entre ouverte pour augmenter la tragique comédie de passants trop curieux. J'ignore où le temps est parti pendant ces ébats dociles, les heures s'allongeaient au fur et à mesure de ses jambes, les secondes devenaient maître de ses regards sans remords, de ces paroles rassurantes qui justifie l'excitation de nos envies humaines.
Mon c½ur s'est tût, il s'est muré dans le silence de la mort, silencieux de conscience et affamé par la honte, il m'a giflé l'âme en dedans, bien plus fort que sa propre raison. Moi je n'ai vu que ses cheveux qui m'enivraient de son parfum, que sa bouche qui s'offrait doucement...

J'ai vu le jour pour la première fois dans cette soirée sans but, où je vis les gens présent se balader sur les vitrines de la folie, marcher sur les lèvres de partenaires désirables à souhait, se moquer des romantiques, illusionniste pour un temps. Elle se tenait là, immobile d'une situation où les mots se dégageaient de regards insouciants, victime de sensibilités étrangères dans l'intimité du temps qui passe et qui ne recule jamais.

Il n'y avait plus rien à dire, aucunes paroles n'a jamais su justifier que ma femme souffre de cette absurdité. Il n'y a pas un jour, pas une seconde sans que je sache pourquoi les reflets des miroirs renvoient sans cesse ce visage meurtri, assassin de la vie et des illusions poétiques, vérités des conditions dépravées dont je ferai à jamais l'objet dans une vie qui n'oublie pas.


Pour toutes les personnes dont le c½ur est encore meurtrie par les vents de l'infidélité mais dont la beauté ramènera surement le soleil du bonheur et de l'oubli nouveau.

Jonathan Cimino.


# Gepost op dinsdag 01 september 2009, 08u34