Anomalie du réel ?

Anomalie du réel ?
« L'imagination, superflu blessé du réel n'est que la représentation des envies naturelles d'évasions, consciente de faire rêver l'intelligence des romances, elle succombe incomplète à l'autorité inutile des dictateurs de la vie qui n'ont pas d'autre choix que de parler de religion absurde et de politique détestable pour la faire taire à l'infini. » J.Cimino


Il était minuit dans le jardin des illusions, l'herbe fraîche discutait avec l'aube encore en retard sur les portes du jour nouveau. Des familles entières étaient venues voir les artifices du ciel, couleurs abstraites dans un relief en masse, éblouissaient des milliers de visages. Tous regardaient fixement les étoiles, espérant y apercevoir une forme mystique dans ce brouillard d'incompréhension formées par des siècles d'étendue humaine. Leurs yeux reluisants d'ignorance projetaient des croyances sur les vagues en masse du peuple. L'image floue qui en ressortait ressemblait au paradis décrit dans les livres de Saint, remplis d'ange et de lumière aveuglante pour nos pauvres consciences d'immortels. Les personnes présentes, absurdes et heureux de croire ce que leurs propres vécus leurs commandaient se retirèrent dans leurs prières. Assis en spectateur, moi qui ne voyais rien dans ce ciel vide de divinité, je ne pouvais qu'être malheureux d'être aussi impropre pour que même les dieux ne veuillent pas de moi. Je me suis alors mis à chercher les causes et les faiblesses, à regarder l'origine de ses histoires fantastiques. J'ai remonté les siècles, vu la solitude qui pèse l'homme dans sa bêtises au point d'anéantir ses mauvaises actions dans des paroles de bonnes consciences. J'ai alors pris conscience qu'il n'y avait rien dans le ciel, juste inondé par des immenses navires d'espoir remplis de détresse, de mots pleurant des pantins magiques, de bateaux ivres dérivants sous les dictateurs du bonheur et de la liberté.

Jonathan Cimino.
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# Posté le dimanche 18 octobre 2009 11:26

Les anges qui marchent ne se soucient pas de la pluie...

Les anges qui marchent  ne se soucient pas de la pluie…
« Je me rappelle m'être réveillé dans une colère inhumaine et noire, brume et claire lueur soutenait mes membres dans un espace inconnu. Les signes de ses rayons se sont d'abord fait sentir sur ma bouche, pâles lèvres se souvenaient encore du goût des folies nocturnes qu'elles ont subies. La suite du parcours s'est déclinée en robe légère, passant doucement par mon c½ur. Je me rappelle m'être réveillé en enfer, où de pauvres fous se tuaient de gourmandises, s'adonnaient à la critique qui pollue les villes qui ne dorment pas, massacraient les chiens du ciel. Pauvre fous me dis-je en pleurant, tu n'es pas en enfer, non tu n'aura jamais ce privilège là. Tu vivras, longtemps dans la peur de vieillir et de mourir, seul ou entouré d'inconscience dans le salut de ta misérable condition humaine. » J.Cimino

# Posté le mardi 06 octobre 2009 10:42

On n'est pas sérieux quand on a 22ans...

On n'est pas sérieux quand on a 22ans...



« Le bonheur n'existe que dans les rêves d'enfants, car dans la réalité humaine, il s'évanoui simplement dans la vie, ne laissant que les traces de rires et de sourires sur des visages. Il prend timidement forme dans les nuits qui ne se finissent jamais et se termine en rêve, car comme eux, il s'évanouit magnifiquement à la lumière du jour. » J.Cimino




Les inconnus des villes flottaient sur l'imaginaire des palaces, brandissant héroïques les armes des grandes soirées de séductions. Lanternes obscures lançaient les dernières flammes du jour, remplissant cette nuit par les si fragiles nuances lunaires. Des airs de jazz, salsa des temps modernes embaumaient l'air des passants ironiques de l'amour, marchant doucement vers les destinées sentimentales qui offriront pour l'espace d'une note les plus beaux baiser. Il n'y avait plus que des lumières pour éclairer les raisons des plus galants, fortifiants et rassurants les plus laids dans leurs sorts, augmentant les rituels narcissiques des beaux gosses un peu perdus. Chemises battantes sous l'effet de poitrines gonflées d'amertume et de courage, jupe raccourcies de volontés de plaire, de rapporter ces humains jusqu'à l'acte de bonheur, irréaliste au début de l'hiver, garnis de vie pendant les grandes pluies d'octobre. De loin, très loin dans la brume, des bars colorés gisaient de verres infinis, coulants par l'alcool les prétentions des plus riches, idéalisant les formes magiques des femmes fatales. Celles-ci, inhabitées par les remords des lendemains se présentaient comme conquérantes de territoires immenses, plaines de sables et de châteaux romanesques dans l'intimité de couloirs remplis de sueurs, de chambres décorées de soie. Leurs bouches, satinées de lavandes et de vanilles, sommeillaient les traits de la passion et des envies cruelles dans une langue universelle, parlées par les nouveaux penseurs de la nuit. Etoiles gémissants de vitesse, les astres craintifs montrèrent le sens des mains, palpant les déserts humains par leurs brillances éternelles, soumettant leurs dieux aux tentations les plus charnelles. Les pièces assombries par les vêtements sentaient à présent les ébats pas toujours dociles des plus braves, odeurs de pluies, de corps mis à nu par le temps des romantiques, esclaves de leurs besoins, anarchistes par leurs idéaux élégants. Les esprits détachées des corps meurtris et fatigués s'envolaient à la recherche d'autres visions, se baladaient au travers des rues inertes par une foule déjà évanouies, victimes à jamais des douleurs festives qu'entraînent inévitablement les rencontres propices de nouveaux amants.

Calme béatitude s'est faite jour, ces inconnus qui portaient désormais un nom et un visage s'en allèrent dans une direction hasardeuse, celle d'une nouvelle journée las de recommencer, recommencer à nouveau les mêmes sourires, les mêmes compassions pour des rues qui le jour grandissant sont indissociables, mais qui quand viennent les grandes nuits de folies, se séparent en anomalies humaines et intemporelles.


Jonathan Cimino.
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# Posté le mercredi 09 septembre 2009 07:14

Les amants

Les amants
« L'infidélité ne prend naissance que dans le monde réel, parsemé d'envies éphémères qui s'envolent de peur, car dans le c½ur d'âmes pures, elle s'efface honteuse avec l'amour. »
J.Cimino.




Je la regardai paisiblement, mes yeux fatigués se souvenaient encore de ces nuits infidèles qui ont peuplé ces si long baiser. J'avais exploré comme un enfant son corps, de façon tendre lors de soirées mélancoliques, de façon brutale lors de chaudes nuits d'été. Les cris de douleurs, de plaisir associé au bruit de la pluie, si belle pluie sur cette fenêtre toujours entre ouverte pour augmenter la tragique comédie de passants trop curieux. J'ignore où le temps est parti pendant ces ébats dociles, les heures s'allongeaient au fur et à mesure de ses jambes, les secondes devenaient maître de ses regards sans remords, de ces paroles rassurantes qui justifie l'excitation de nos envies humaines.
Mon c½ur s'est tût, il s'est muré dans le silence de la mort, silencieux de conscience et affamé par la honte, il m'a giflé l'âme en dedans, bien plus fort que sa propre raison. Moi je n'ai vu que ses cheveux qui m'enivraient de son parfum, que sa bouche qui s'offrait doucement...

J'ai vu le jour pour la première fois dans cette soirée sans but, où je vis les gens présent se balader sur les vitrines de la folie, marcher sur les lèvres de partenaires désirables à souhait, se moquer des romantiques, illusionniste pour un temps. Elle se tenait là, immobile d'une situation où les mots se dégageaient de regards insouciants, victime de sensibilités étrangères dans l'intimité du temps qui passe et qui ne recule jamais.

Il n'y avait plus rien à dire, aucunes paroles n'a jamais su justifier que ma femme souffre de cette absurdité. Il n'y a pas un jour, pas une seconde sans que je sache pourquoi les reflets des miroirs renvoient sans cesse ce visage meurtri, assassin de la vie et des illusions poétiques, vérités des conditions dépravées dont je ferai à jamais l'objet dans une vie qui n'oublie pas.


Pour toutes les personnes dont le c½ur est encore meurtrie par les vents de l'infidélité mais dont la beauté ramènera surement le soleil du bonheur et de l'oubli nouveau.

Jonathan Cimino.


# Posté le mardi 01 septembre 2009 08:34

Lettre ouverte aux artistes de tous horizons

Lettre ouverte aux artistes de tous horizons
Perdus dans l'espace transitoire de leurs pauvres illusions, navigants dans les pâleurs étendues qui bercent l'âme esseulé de tels génies, ils se sont inventé des paradis perdus, de belles visions anarchiques. Levé dès l'aube fraîche, recherchant les notes artificielles qui peuplent leurs imaginations de courants d'air, d'allusions nostalgiques, de lunes cachant les vraies raisons de tels mépris, de tels costumes satinés. Leurs regards s'émerveillent de tous, magie des rayons qui peuplent leurs imaginations folles, nature abstraite qu'ils traitent avec élégance dans leurs couleurs, leurs mots d'azur et d'argent.

Ils recherchent désespérément depuis la nuit des temps leurs muses, celles qui d'un regard poétique leur permettra de trouver la paix des âmes seules. Elle se nomme soleil, ciel mélancolique où encore jeunesse rebelle d'une vie jamais rassasier. Ils rêvent paisiblement le jour de la nuit si belle, s'endorment la plume ou le pinceau dans leurs mains usées par tant de mouvements, fanées par le temps, ce traître d'or qui emporte le présent dans son futur de papier. Leurs nuits sont blanches, faites de rires et de larmes, de paradis artificiels qu'ils laissent inlassablement croître, espérant toucher de leurs mots l'immensité du ciel. Celui-ci est formé à leurs pauvres yeux de nuances bleues mélancoliques, de nuages qui absorbent les lumières telles de grandes lampes irréalistes, dessinant les formes que leurs envies guident aux travers de syllabes, de notes rouges comme les tempêtes de sables dans un désert de colère.

L'amour n'a plus de secret pour leurs forteresses nostalgiques, ils l'embrassent chaudement, tels des lagons de baisers qui dévalent leurs yeux sans cesse affamés par tant de beauté.
Ennemis du temps et des époques, ils sont étrangers au monde, perdus dans leurs pensées intemporelles, un monde dont les secondes s'étalent en lumières, couleurs magiques des grands peintres surréalistes, notes des écrivains du peuple. Mais ils le comprennent, volent au-dessus de la logique des grands vents. Gémissant par leurs pauvretés, ils fuient la mort, cette terrible souffrance qui leurs échappent, la fin des doux rêves qu'ils ne peuvent imaginer dans leurs solitudes, devant des feuilles vides d'amertumes, esseulé de richesse.

Leurs amours s'envolent souvent vers d'autre jardins, plus vert que leurs peintures, plus beaux que leurs mots. Les âmes infidèles peuplent leurs chambres, leurs maisons simples qui remplies de livres ou de manuscrits, alternent les passions grandissantes et les déceptions absurdes. L'absurde, voilà le maître mot de ces lieux colorés, notion surréaliste où l'Homme dans sa grandeur se rend compte de son existence éphémère, de son inexistence dans l'infini.

Jouant avec la vie par le feu, consumant leurs restes dans des folies de liberté pour tous, ils sont souvent rejetés, mal compris d'une société basée sur l'envie de vouloir, reine des esclaves dans le lit d'amants inconscients. Leurs rêves, paisibles et enflammés d'une légèreté utopique les emmènes dans des horizons où les collines si hautes, et les mers si grandes ne peuvent qu'assouvir leurs propres destinées. Mais quand vient l'aube, si belle aube qui fane les peintures et les rimes, quand vient la lumière qui dessèchent et embaume les regards des amants littéraires, ils se sentent impuissant d'un nouveau jour, où toute vie est à refaire, où tous espoir est réalisable.



Pour tous les artistes du monde entier, avec l'espoir qu'au jour nouveau s'entremêle leurs écrits et peintures sur une vie qui sans cesse les embellis par sa beauté.

Jonathan Cimino.

# Posté le jeudi 27 août 2009 14:39