Je rêve en pleine journée de rencontre, de situations absurdes dans le chemin des perdus, lieu de poésie abstraite et de folles caresses. Mes doigts se veulent guider par les pulsions héroïques, finesse grandissante sous les variations hivernales des petites maisons chaleureuses. L'inconnue se tiendrait devant moi, son ombre frapperai mon ombre en plein c½ur et rejoindrai ainsi le mystère des vérités. Les verres se rempliraient de gourmandises, buvant sous le coup de la peur de blesser l'intimité, de faner l'illusion de séduction imparfaite.
Les vies se doivent de remplir le vide intérieur de l'Homme, lui parsemé l'âme en chantant des banalités humaines, en le regardant grandir. Je veux voir des sourires au coin des lèvres délicieuses, observer les fantasmes et oublier que les comportements ne tiennent qu'à sa propre survie. L'égoïsme n'existe pas puisqu'il est présent partout, il est méthodiquement préparé pour l'évolution des espèces.
J'ai l'illusion et le bonheur de croire en l'Homme, la perfection n'est qu'illusion et tant mieux. Personne ne voudrait de la perfection, bien trop grande responsabilité que de montrer le jour t'elle que le monde le désire. Non l'Homme est plus raffiné que la perfection, bien plus sensible que la notion d'amour elle-même.
Je ne connais que l'Homme pour faire souffrir, aimer, jouir, pleurer et s'extasier devant son prochain. Je ne désire que la vie pour reflété ce que mon imagination me dicte, je ne connais que la mort pour faire taire les mots, mais laisser respirer les écrits.
Enfin je voudrai renaître plus inconscient encore, refaire les mêmes erreurs mais en souriant cette fois, me laisser porter par le vent, voyager dans le monde, voir réellement ce qui nous entoure et analyser, décortiquer, observer, se saouler des merveilles de mon prochain. Je ne dormirai plus, fatiguerai mes pensées jusqu'à l'aube, les rafraichissants au petit matin avec des baisers, les nourrissants d'amour futiles.
Pour mon petit prince Enzo, avec l'espoir qu'il se rendra vite compte de sa propre liberté.
Jonathan Cimino.
