extrapolations synaptiques 3

extrapolations synaptiques 3

Les trains s'alimentaient de courtoisie, aiguisant ces longues plaines métalliques qui se remplissaient d'âmes.
Le speed, fierté technologique du cercle Vox se composait de deux rangées, établies par blocs de 5 places assises. Les sièges, définis d'avance par la relation avec le numéro indiqué sur le ticket acheté se remplissaient en masse. Ce mode de transport était devenu le principal moteur de déplacement. Le réseau s'étendait depuis la capitale jusqu'au baffons périphériques. Les regards échangés et les paroles soumises pendant le trajet sont enregistrés, triés et soumis aux regards des contrôleurs. Les afférences qu'ils reçoivent sont ensuite transférées vers l'un des nombreux réseaux de communications. Ceux-ci font alors relais vers les centrales synaptiques.
Dans la froideur des regards et l'agitation des mouvements, Ethan senti sur lui une présence, une femme dont les yeux paraissaient vides. L'agitation de ses lèvres lui fit penser à une dance brésilienne tels les documentaires qu'il regardait dans son enfance. Sa chevelure blonde alourdissait l'éclat de son visage. Son emplacement se situait deux blocs en avant et voyant la caméra se tourner, il baissât la tête. Il savait à présent qu'elle serait en face de lui lors du prochain voyage, car le gouvernement contrôlait tous, même l'organisation des couples.


L'arrêt 58 stoppa le train, un rugissement d'envie se prolongeât jusqu'à l'ultime grondement.
Ethan encore endormi de solitude quitta le siège ancrée de ses marques, ses jambes peinèrent à se réveillés. Les rues étaient assombries par la fumée, rancissant les murs et les portes métalliques. Les dalles semi-cuivrées se bombaient au milieu du vent désertique, frôlant les souliers usé des pauvres gens.
Voguant d'automatisme, Ethan ne remarquait plus les planeurs inondé le ciel, les ailes brassaient l'air mollement.


- Ethan ?
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# Posté le jeudi 09 avril 2009 06:32

Variations nostalgiques :

Variations nostalgiques :
Souvent je fais le même rêve, la nuit venant interroger mes sensations qui se cachant révèlent leurs propres anomalies. Perdu dans l'abîme d'une journée qui las de se terminé, je me livre à des variations qui ressemble à de la solitude, qui se lamente comme la mélancolie.
Je me rappelle l'endroit de ma naissance dans cet autre monde, je marche assombri par le décalage entre le temps d'ici, la volonté d'ailleurs. Ma vision change à chaque seconde, je vois ces longues ruelles qui n'en finissent pas de complexité, ces pavés assombris par l'illusion du regard, usé par l'étendue des pas que l'on procure à ces minéraux. Au fond, une lumière de civilisation naît, riche de découvertes, d'horizons primaires. Je me vois très bien m'intégré vers ces gens dont l'identité se perd à mesure que mon âme les réclament, à mesure que ma conscience les apprivoisent. Dans ces vérités j'y ai vu un langage nouveau, une écriture révolutionnaire. Les lettres, les mots ne s'expriment plus que par le regard, les sons s'évaporent sous l'intonation des lèvres. Les couleurs ont remplacé les voyelles, dissipés les manquements de l'autorité, proclamé l'anarchie des phrases. Là, et dans la précipitation des frissons la folie m'a gagné, une ombre m'a porté jusqu'au bout du délire, je me suis révélé.
Les cafés étaient remplis par le peuple, les verres étaient vides, les assiettes s'envolaient de légèretés, le peuple ne mangeaient pas. Ils vivaient, absorbés par leurs propres visions, heureux de ne connaître rien d'autres, heureux d'être ignorants. Je pouvais les touchés, leurs promettre mes valeurs communes, leur dire que dans mon monde nos besoins sont contrôlés par une valeur inventé par l'homme lui-même, que cette absurdité que mon peuple appelle l'argent contrôle maintenant son inventeur, contrôle nos origines et nos découvertes. Mais je n'ai rien dit, pas un mot n'est sorti de ma bouche. Pour une fois dans mon existence, je n'aurai voulu pour rien au monde manqué une seule image de cette harmonie. Dans l'étendue de ce rêve, des visions d'amour m'ont montées dans l'âme, des bouffées d'érotisme, de chaudes percutions se sont rassemblées.
La fin de ce rêve se situe ici, dans la réalité de ces mots qui se forment, de ces écritures si ennuyeuses qui allongent encore un peu plus l'espoir de la gloire. Mes yeux s'ouvrent toujours de la même façon, mes mains cachent toujours mon visage à l'appel du soleil, mes draps couvrent encore mon corps pour le protégé du jour qui se lève, lui aussi endormi et honteux de se dévoilé ainsi.



Cet écrit, si profonde soit ses formes reste théorique et peut applicable aux pensées actuelles. Ses courbes se réalisent suivant l'envie, les émotions traversant mon imagination parfois si pauvre. Sa structure si bizarre soit-elle à au moins le mérite de fournir une approche abstraite et magnifique. Je soulignerai donc l'importance de l'indulgence et des consciences collectives. Le faible auteur que je suis n'aura de cesse de combler par des mots cette douce rancune qui le lave chaque soir. Je voudrai remercier ceux que j'aime, en particulier mon père qui sera toujours mon unique et seul modèle d'exception.


Jonathan.

# Posté le dimanche 16 novembre 2008 07:17

Anatomie des sentiments

Anatomie des sentiments
La nuit si belle de sa luisance se révélait doucement à mes yeux encore tiède de lueur.
Les rues vides d'âmes se rétrécissaient de complexité, les lanternes éclairants ces longues avenues si pâles de leurs exils montraient la logique de la soirée.
Marchant, inconnu au milieu de cette foule d'humains semblable à ces gigantesques marées qui ne laissent que des traces invisibles, je me suis aventuré dans ce café coloré.
De dehors les sons me parvenaient, magnifique musique dont le jazz si subtil me rendit tous de suite heureux. A l'intérieur, des visages de démons et d'ange pervers entrainèrent l'ambiance vers l'infini. J'étai témoin des civilisations de la nuit, différente de celles qui se déplace le jour. Le bar étai rempli de couleur, du rouge se fondait en jaune, repassait par le bleu clair, finissait en mauve. Les attitudes se confondaient ironiquement sous le poids de l'alcool, s'interrogeant parfois, se lamentant souvent. Une table me tapa dans l'½il, celle du fond, celle que personne ne prend, celle qui prochainement brillera de destinée. Assis et perdu dans mes songes j'y ai retrouvé une certaine quiétude, fumant et consumant ce qui reste pour ne rien laisser.
Je me rappelle très bien l'avoir aperçu, cette fille à travers l'épaisse fumée qui se dissipa sous son visage. Son regard mystérieux m'intimida tous de suite, ses mouvements se dessinèrent dans ma pauvre tête. La musique si belle de sa finesse me montât dans l'âme, mes yeux ne fixèrent plus que cette inconnue dont je ne savais rien, presque indifférent à sa vie, surestimant le hasard. Le temps se ralentit, autour de moi les regards tombèrent, fixant le sol de lassitude. Le spectacle s'offrit uniquement à moi, je pus contempler cette déesse avec mes yeux d'envie, de surréaliste. Ses courbes s'exprimèrent dans l'espace, des images jaillirent de mon inconscient et je me rappelle très bien qu'à ce moment précis je pris mon destin en main et je l'invitai à ma table. Ses mains si fragiles caressaient son visage, voulant effacer sa fatigue et ses problèmes par un battement à peine perceptible. Je lui souris, ma bouche lui dévoila des mots futiles, voulant tellement que mes paroles remplissent la terre entière. Elle qui n'osait me défier m'écoutai passivement, prenant ma main comme objet du désir. Nos mots se rapprochèrent et dans un excès de confiance je rapprochai mes lèvres mouillées de peur sur sa bouche encore tiède de solitude. Je me suis habitué à sa présence, apprivoisant ces regards perdus dans cet espace sans logique où toutes les directions pointent sur le même c½ur.
A ce moment et à la limite de l'extase je compris tous sur l'amour, l'envie et les sentiments. Cet acte fut l'introduction de nos débats, finissants rapidement nos verres pour éviter que les secondes meurtrières engloutissent nos pulsions étrangères. Nous sortirent de l'origine de nos regards, volants dans ces ruelles avec des ailes magnifiques qui remplies de force nous emportèrent dans le tourbillon fascinant de la vie.
La porte de son appartement fut difficile à franchir, des doutes incertains l'empêchèrent de se livrer tous de suite. Ces questions existentielles furent magiquement effacées de l'ordinaire, la brillance de nos yeux éclairait à présent cette pièce qui bientôt serai marquée par les variations de mouvements. Timidement elle me proposa un verre, les gorgées me laissèrent indifférent car j'étai déjà ivre, saoul d'humanité et de contemplation. Je déposai alors ce verre et j'entrepris d'explorer sa peau, de parfumer mon nez de son odeur, de m'occuper de ses attentes. Le temps faisant son effet, elle s'ouvrit peu à peu à moi avec une volonté commune, sa langue effleurait à son tour mon visage, scrutant mon corps, fascinant ma curiosité d'adulte.
Là, dans la lumière de cette scène, tous à basculer. Je me suis transformé, ma perception des mouvements s'est amplifiée, je suis devenu bestial, intraitable. L'animal m'a remplacé, mes yeux se sont ouverts sous ce corps, mes mains se sont enivrées. J'ai découvert sous cette passion la raison de toutes guerres, la raison de tous pardons. Je me suis retrouvé sans vie, gisant à côté de cette femme dont je connaissais à présent tous, dont la vue me rappellerai à jamais cet apprivoisement consentant, cette servitude solidaire.
Je me suis endormi avec la certitude de toutes vies, avec l'espoir de tous vivants. La nuit m'a paru longue, je me suis réveillé bouillonnants d'interrogations, des craintes m'ont accablé l'esprit, des visions d'amour m'ont aveuglé. Je me suis alors rappelé que j'étai un homme et que sous ce spectacle éphémères, des liens s'étaient créer.
Je suis retourné bien des fois dans ce lieu, ce café d'espoir mais je n'ai jamais revu cette déesse d'amour. Bien des moments similaires se sont passés depuis, mais je n'ai jamais retrouvé cet apaisement, cette envie d'espérer, cette magnificence extraordinaire.

Je vous en prie, si un jour vous apercevez cette lueur, cette fille au regard tempétueux, dites- lui que je vais bien, que mes souvenirs sont toujours là, que je me rappelle encore de chaque secondes passés avec elle. Dites-lui bien que mon c½ur la remercie pour ce qu'elle représente, que même aveugle je retournerai dans ce bar, que même mort je sourirai de joie.


Jonathan.
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# Posté le jeudi 23 octobre 2008 08:04

équation de l'amour?

équation de l'amour?
Sa démarche, telle une gazelle qui se dérobe d'une allure majestueuse interpellent mon sens de l'observation et c'est alors que je m'empresse d'avoir des yeux sur ce que je crois être une déesse de grâce et d'espoir.
Son regard toujours perdu appelle le désespoir, emportant dans son expression une partie du moment présent qui vient alors à manquer dans cette espace qui est le nôtre. Se regard signe ce moment d'intensité unique qui se dilue dans l'atmosphère pour gagner mon inconscient et finir par apprivoiser ma raison. Mais quand est' il de son expression, cache t'elle son jeu en m'indiquant des bonnes grâces ou essaye t'elle de divulguer un secret auquel je n'y comprends rien ?
J'ai mainte fois condamné son attitude, ignorant l'essentiel de son vécu et oubliant qu'elle avait une personnalité complexe et sérieuse.
Elle vient à nouveau de traverser ce couloir, ces petits pas sont légers et l'impression d'une danse sur cette fine couche de tapis m'intrigue. Sa beauté, impossible à nommer laisse sans voix les pâleurs de mes mots. Comment puis-je savoir quels sentiments habite cette fille aux cheveux noirs ? Par quels tests grotesques puis-je approcher celle qui pendant des mois à obsédés mon c½ur et l'a rendu impuissant de tous délire.
Tant de misère déjà ont parcourus ma vie, tant d'obstacle foudroyants ont semé la terreur et consumer ce qui reste de mon amour propre. J'ai pourtant observé, appris ces grandes leçons qui nous enseignent que l'honnêteté est la mère de tous les saints et que grâce à ses divines générosités nous partagerons le siège et la gloire de celui pour qui des millions de gens prie chaque jour.
J'aurais tellement dû la retenir de complexité, tellement du la faire rêver dans sa couronne obscurcie par des entrées sans vie et sans couloirs aucun. Jamais je ne réciterai cette haine qui d'un jour à exprimé ce déluge et m'a condamné à l'exil. Comment comprendre que cette lueur d'espoir qui entoure ma vie puisse un jour de lune mourir, sa peau froide et son âme qui déjà sera jetée à l'oubliette.
J'irai un jour, le regard ailleurs et la démarche sûre vers cette lueur qui au matin s'enlise par la fenêtre pour espérer toucher un jour le ciel tous entier. Je me prosternerai, agiterai mes sens afin qu'elle sache qu'elle n'est plus seule et ne le sera jamais plus. Je raconterai une histoire, celle d'une nuance abstraite qui évoluant s'est fini en dramaturge et en destins fatigués. Et pour finir je pourrai mourir, la vieillesse m'ayant rattrapé et la consternation honteuse de ma liberté s'étant amplifiée.

Jonathan (Pour une inconnue, écrit à la bibliothèque de médecine, année 2005-2006).

# Posté le vendredi 17 octobre 2008 04:14

La condition humaine

La condition humaine
L'étranger, cette personne aux allures majestueuse qui s'enlise dès l'aube grandissant pour ensuite mourir et renaître à nouveau plus magnifique encore. Las de se réveiller sous un jour nouveau, oubliant les faveurs du passé qui l'a conduit mûri de son vécu jusqu'à l'aube suivante il ne peut qu'observer, impuissant de tous dialogue. Ses yeux grandissant sous la liberté du monde s'émerveille de ce qu'il aime appeler les sensations inconnues. Il ressent ces choses encore inconnues pour nos croyances humaines qui sont trop fragiles pour distingué ce qui nous rapprochent de ce qui nous détruits.
Je voudrai le connaître, en approcher les nuances et me confondre dans ses idées tellement rassurantes, lui parlé de ces notions absurdes qui plongent l'humanité dans une obscurité malsaine et grotesque.
J'irai un jour, le regard ailleurs et la démarche sûre vers cette lueur qui au matin s'enlise par la fenêtre pour espérer toucher un jour le ciel tous entier. Je me prosternerai, agiterai mes sens afin qu'il sache qu'il n'est plus seul et ne le sera jamais plus.Je lui raconterai une histoire, celle d'une nuance abstraite qui évoluant s'est fini en dramaturge et en destins fatigués. Et pour finir je pourrai mourir, la vieillesse m'ayant rattrapé et la consternation honteuse de ma liberté s'étant amplifiée.



Jonathan

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 10:40

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 10:53